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Iboo

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L’idée d’Iboo a germé le soir du lundi 16 mars 2020, à l’annonce par le président Macron du premier confinement au niveau national, une mesure sans précédent.

Après cette annonce, j’ai échangé avec mon ami Sami, CTO et cofondateur d’Iboo, sur les répercussions qu’allait engendrer cette annonce pour les entreprises et les salarié.e.s.

Ce soir-là, nous avons pris conscience que les formes d’organisation du travail n’allaient pas seulement changer sur le court terme, mais que les changements engendrés seraient durables

La mise en place généralisée du télétravail allait en effet forcer entreprises et salarié.e.s à adapter leurs méthodes et usages, et un véritable bouleversement des pratiques et habitudes était en marche (sans mauvais jeu de mot ;).

Le télétravail n’est pourtant pas un phénomène nouveau, la notion apparaissant pour la première fois dans les années 50 aux États-Unis. Mais la pratique a pris du temps à intégrer les mœurs, et seulement 7% des travailleurs Français(1) travaillaient de manière habituelle depuis leur domicile pré-pandémie.

Pour ma part, j’étais déjà un convaincu. Opérant en 100% télétravail depuis 10 ans, j’en suis devenu un fervent défenseur pour de nombreuses raisons. L’amélioration de la qualité de vie, mais aussi de la productivité en éliminant les déplacements quotidiens, les économies en éliminant les coûts de transport, et l’impact positif sur l’écologie en diminuant son empreinte carbone.

Soyons sincères : la timide utilisation du télétravail jusqu’alors était surtout liée, à mon sens, à une certaine méfiance des dirigeants et cadres vis-à-vis de leur salarié.e.s et du manque perçu de contrôle sur leur activité. 

Ce manque de confiance m’a toujours semblé infondé, puisqu’une tâche est souvent associée à une durée, et qu’il est donc possible de « vérifier » que l’employé.e a effectué la tâche dans un délai raisonnable.

Il faut reconnaître que le télétravail nécessite une organisation adaptée et un peu d’autodiscipline de la part du salarié. Certain.e.s sont des « naturels » du télétravail et s’en accordent facilement, d’autres sont moins à l’aise et ont besoin d’être guidés dans la mise en place de cette pratique. 

Mon expérience personnelle du travail à domicile a toujours été concluante, et j’ai pu mesurer pour moi et mes collaborateurs une amélioration de productivité et un « mieux être » dans cette configuration. 

Ma conviction de cette évolution vers le travail à distance repose sur de nombreux indices. La globalisation de l’économie et des échanges, l’attention accrue à notre emprunte carbone, et l’avènement du smartphone sont des éléments qui m’ont depuis longtemps persuadé que les échanges professionnels seraient de plus en plus distanciés et numérisés.

C’est cette conviction qui m’a mené vers une passion pour les solutions qui permettent les échanges numériques à distance, et qui m’a conduit à devenir créateur d’outils innovants pour faciliter la communication et les échanges professionnels. D’abord avec le réseau social professionnel Toocook (www.toocook.com), puis avec l’application de recrutement BonJob (www.bonjob.co). 

À l’annonce du confinement, Sami et moi avons donc rapidement conclut que les modes de travail allaient d’évidence changer, et cette évolution passerait par une recrudescence de l’utilisation d’outils et solutions permettant le travail à distance : messageries, partage de fichiers… et visioconférence. 

Nous nous sommes alors interrogés sur les outils que nous utilisions depuis des années dans notre pratique du télétravail, et avons relevé deux choses : la plupart sont Américains, et ces outils exploitent librement les données partagées par les utilisateurs.

Notre réflexion s’est plus précisément posée sur les solutions de visioconférence les plus utilisées, qui partageaient des points communs :  principalement étrangères, exploitant librement la data des usagers, et pour certaines présentant des faiblesses importantes côté sécurité.

La sécurité des échanges et des données est un sujet d’actualité qui concerne l’essentiel des acteurs professionnels et des gouvernements, et le besoin de sécuriser ses échanges est devenu prégnant. 

Dans de nombreux secteurs d’activité comme l’innovation, le juridique ou le financier, la confidentialité des échanges est un enjeu crucial.

Sami et moi nous étions souvent interrogés lors de nos échanges pour développer Toocook et BonJob sur le devenir des données que nous partagions via messagerie ou visioconférence. Les CGU des outils que nous utilisions à l’époque autorisaient ces entreprises à s’approprier l’intégralité des données que nous échangions. De fait, la confidentialité de nos échanges n’était plus garantie.

Nous nous sommes alors demandé : pourquoi n’existe-t-il pas encore de solution de visioconférence souveraine, sécurisée et garantissant la confidentialité des données ? 

Ce soir-là, notre vision était déjà claire sur le besoin d’offrir une alternative à l’offre actuelle, avec une solution qui reposerait sur trois piliers : hébergement en France, sécurisation des échanges, et garantie contractuelle de non-exploitation des données. La graine Iboo était plantée !

 

  1. https://france.attac.org/nos-publications/les-possibles/numero-27-printemps-2021/dossier-numerisation-et-transformation-des-rapports-sociaux/article/le-teletravail-avant-pendant-et-apres-la-pandemie-de-covid-19